9 juillet 2026

Mutations / Statuts / Carrières

Classe exceptionnelle 2026 : bilan provisoire

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Le rectorat d’Orléans-Tours a mis en ligne le 3 juillet dernier, comme prévu, les arrêtés de promotion à la classe exceptionnelle pour chaque corps du second degré.

En attendant la publication du bilan officiel établi par l’administration, le SNES-FSU a analysé ces résultats pour notamment en vérifier la confirmité avec les textes qui régissent la promotion à la classe exceptionnelle (dont nous rappelons les modalités dans notre article dédié).

Un mode de promotion arbitraire et opaque

Depuis la campagne 2024, et à rebours des engagements pris au printemps 2023, le ministère, contre l’avis unanime des représentants des personnels, a supprimé le barème au profit d’un choix discrétionnaire par les hiérarchies locales. En plus d’être arbitraire et opaque, ce système ne garantit par l’accès de l’ensemble des collègues à la hors classe avant la retraite.

Le SNES-FSU revendique une carrière pouvant être parcourue sans obstacle de grade. Comme pour la hors-classe, il est possible de faire de la classe exceptionnelle un débouché de carrière pour tous. Les modalités d’accès à la classe exceptionnelle doivent donc être revues dans le sens d’un accès élargi : c’est une condition impérative pour une réelle revalorisation de la fin de carrière.

Un cadre contraint : des contingents de promotion insuffisants

En 2026, les ratios de promotion fixés nationalement ont permis la promotion de 187 certifiées, 66 agrégées, 8 CPE et 6 PSYEN dans notre académie. Ces ratios sont encore largement insuffisants pour permettre à l’ensemble des collègues de prétendre à la classe exceptionnelle en fin de carrière (et donc de bénéficier d’une pension de retraite calculée à partir d’un indice bien plus avantageux).
Nous le vérifions cette année encore dans notre académie trop de collègues non promues alors qu’ils ou elles sont sur le point de prendre leur retraite.

Le SNES-FSU demande l’alignement des ratios de promotion de tous les corps sur le plus avantageux, le taux de 29 % du corps des professeur.es des écoles.

En pratique, comme lors des précédentes campagnes, seules les collègues ayant obtenu deux avis « très favorable » (de la part de leur cheffe d’établissement et de leur IPR) avaient une chance d’être promues.
Le départage des collègues à avis égaux se faisant en fonction de l’ancienneté de corps (puis de grade, puis l’échelon, puis l’ancienneté dans l’échelon), l’analyse des résultats conduit à l’établissement de « barres » d’ancienneté de corps situées autour de 26 ans (entrée dans le corps au 01/09/2000) pour être promues, aussi bien pour les certifiées que les agrégées.

Si vous êtes certifiée ou agrégée avec deux avis TF et une ancienneté de corps proche voire supérieure à 26 ans, n’hésitez pas à prendre contact avec nous pour vérification.

Le SNES-FSU revendique que les avis utilisés dans le cadre des campagnes de promotion puissent faire l’objet de recours en CAP.

Répartition femmes-hommes : un respect global mais des disparités selon les disciplines

Les lignes directrice de gestion relatives aux carrières prévoient que « la répartition des promotions doit correspondre à la part respective des femmes et des hommes parmi les promouvables. »

Il semble que les ratios femmes/hommes parmi les promues correspondent globalement à ceux constatés parmi les promouvables :

CertifiéesAgrégéesCPEPSYEN
Part de F / H parmi les promouvables * 65% / 35% 48% / 52% 83% / 17% 88% / 12%
Nombre et part de F / H parmi les promues 122 (65%) / 65 (35%) 31 (47%) / 35 (53%) 7 (87%) / 1 (13%) 5 (83%) / 1 (17%)

* estimations basées selon les données dont nous disposons

Cette « parité miroir » de la profession est néanmoins appréciée globalement et ne permet pas de s’assurer de l’absence de biais dans l’établissement des avis des évaluateurs et évaluatrices au sein de chaque discipline. L’absence de motivation des avis favorables, qui semblent parfois attribués « par défaut » pour cette raison, et l’absence de procédure de contestation des avis, malgré nos demandes répétées, rendent difficile la vérification du respect de l’équité femme/homme au sein de chaque discipline lors de chaque étape de la campagne de promotion.

Dans un souci de transparence et de gestion prévisionnelle des promotions, le SNES-FSU revendique un barème prenant en compte l’ancienneté dans la carrière.