10 février 2026

Actualités académiques

Déclaration de boycott du CSA SD du Cher sur la répartition des DHG dans les collèges du Cher

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Madame la Directrice Académique, nous ne siègerons pas aujourd’hui.

Par ce geste fort, nous entendons dénoncer à la fois une dotation indigente et un dialogue social qui n’a de dialogue que le nom… En effet, que nous servirait, ce matin, de nous asseoir à la table ? Un vote « contre » unanime ne nous permettrait même pas la tenue d’un CSA-SD de repli qui aurait pu vous donner l’occasion de prendre en compte les éléments apportés par celles et ceux qui sont sur le terrain au quotidien auprès des élèves dont ils ont la charge.

Nous ne siègerons pas et nous avions cependant tant de choses à vous dire.

Vous dire, que lorsque notre ministre se targue dans les médias que les professeurs seront face à des classes de 21élève, il ne parle que du 1er degré et fait preuve d’insincérité en ne donnant pas les chiffres du 2d degré où le nombre d’élève par classe ne cesse d’augmenter. L’indigence de la DHG qui nous est octroyée, malgré les efforts de vos services dont on sait dans cette enceinte tout le sérieux et la compétence, ne laisse pas de doute… Pour le Cher, ce ne sont que quelques 6 % des classes qui atteindront les 21 élèves ou moins, moyenne des pays de l’OCDE et le nombre d’élève par classe atteint 25.7 (+0.1). Ces chiffres résument à eux seuls la politique d’abandon des collèges par le Ministère.

Vous dire que cette nouvelle saignée de 199 heures ne restera pas sans conséquence puisque qu’elle va entrainer la fermeture d’une dizaine de classes, au moins, dans les collèges du département. Ce n’est qu’une estimation, et nous en sommes les premiers désolés, mais les documents préparatoires complets nous sont arrivés très tardivement. Trop pour nous permettre une analyse fine.

Vous dire, que les risques psycho-sociaux explosent dans notre département. Pour multifactoriels qu’ils soient, la constante dégradation des conditions de travail résultant de DGH chaque année plus indigentes rend toujours plus ardu l’exercice du métier en multipliant les postes partagés et les classes surchargées.

En privant l’Éducation de ses moyens, le Ministère prive les futurs citoyens de ce qui leur aurait permis de faire société au sein d’une République apaisée. Comprenez donc, Madame la Directrice académique, ce refus de siéger comme l’expression de notre détermination à ne pas être les complices passifs d’une destruction progressive de ce creuset d’égalité et de tolérance qu’est notre Service Public d’Éducation.