1er novembre 2026

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Toujours d’actualité : Pour un vrai droit à la santé, même pour les personnes âgées

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La prévention est essentielle pour le maintien en autonomie. Certains départements de la région insistent sur la prévention des chutes souvent à l’origine d’invalidité, mais elles ne sont pas seules en cause. Le manque de suivi médical lié au manque de médecins traitants et de possibilités d’accès à un service de gériatrie complique la prise en charge.
Le dispositif « Mon bilan prévention » proposé par Ameli depuis juin 2024 devrait permettre entre 60 et 65 ans et entre 70 et 75 ans d’échanger avec un professionnel de santé habilité pour réaliser ces bilans. Il s’agit de repérer les risques individuels, décider des priorités à traiter et construire avec la personne un plan personnalisé de prévention. Si « Mon bilan prévention » est pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, il ne fait l’objet d’aucune information systématique, et il faut en faire la demande par internet https://sante.gouv.fr/prevention-en...... Mais il n’y a pas d’accès ni de prise en charge systématique des ostéodensitométries, qui permettent de diagnostiquer la fragilité osseuse source de fractures aux conséquences invalidantes de nombreuses femmes, alors que des traitements préventifs et curatifs existent .
Après 75 ans, les personnes âgées n’ont plus accès ni aux bilans prévention ni aux dépistages systématiques (totalement )pris en charge des cancers du sein ou colorectaux.
S’il est proposé des rappels des vaccinations (covid, grippe) ce sont des spots publicitaires qui recommandent certains vaccins.…
L’accès à ces dispositifs est donc encore plus difficile pour les personnes âgées que pour l’ensemble de la population… et elles paient un lourd tribut à l’insuffisance des budgets et aux choix politiques désastreux qui ont limité le nombre de médecins formés
Un espoir, avec le déploiement de « médecins juniors » dans la région (15 dans le Cher, 16 dans l’Indre, 19 en Eure et Loir, 5 en Indre et Loire, 21 dans le Loir et Cher et 22 dans le Loiret) qui vont poursuivre leur formation de généralistes en « autonomie supervisée » par un maître de stage universitaire. La volonté de la région de créer des centres de santé avec 300 médecins salariés, 6 centres de « santé solidaire » permettra-t-elle un véritable maintien en santé et en autonomie des plus de 75 ans de notre région (plus de 11% de la population totale, au-dessus de la moyenne nationale) ?

De la prévention à la prise en charge de la perte d’autonomie, quelles pistes ?

L’offre d’EHPAD, qui pourrait permettre une prise en charge globale de la prévention et du traitement de la perte d’autonomie régresse… Réservés aux GIR 1 et 2, les EHPAD risquent devenir des mouroirs comme le fait craindre l’exemple de l’EHPAD de La Noue à Vierzon : naguère dépendant de l’hôpital, il est confronté à la fermeture de 46 lits d’USLD. Sa dissociation d’avec l’hôpital privera les résidents de soins de qualité et en réduira l’accès.

Protection Sociale Complémentaire

Après de multiples demandes sans réponse précise, la MGEN s’adresse enfin aux retraités dans les départements. Des informations précises concernant les possibilités de contrat collectif ou individuel sont programmées à l’initiative des S1 ou des SFR dans les départements.
Rappel le SNES et la FSU demandent que les soins prescrits soient pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale et soutiennent comme première étape la pétition citoyenne sur le site de l’Assemblée Nationale pour demander la création d’une Mutuelle complémentaire gérée par la Sécurité Sociale, à signer en ligne : https://petitions.assemblee-nationa...