Evaluation : note or not note ? Ne nous laissons rien imposer !

jeudi 28 août 2014

Fin juin, des collèges de l’académie ont vu arriver une "note technique" (envoyée par le doyen des IPR) destinée aux enseignants pour qu’ils expérimentent un nouvel équilibre entre "l’évaluation par compétences et l’usage de la note" (voir document ci-dessous).

Si, sur le principe, nous sommes favorables à un débat constructif, au sein de la communauté éducative, sur la question de l’évaluation, et donc de l’usage de la note, nous alertons nos collègues sur certains aspects de cette note qui nous interrogent fortement :

- Est-il opportun de demander aux enseignants de concevoir une "évaluation par compétences", alors que ces compétences (celles du socle commun de 2005) sont très sensiblement repensées par le projet de nouveau socle produit par le Conseil Supérieur des Programmes ?

- Alors que des expériences se sont déjà développées depuis plusieurs années, aussi bien en primaire que dans certains collèges de notre académie, quel bilan précis (en matière de réussite aux évaluations nationales, par exemple) permet de les généraliser à des collèges entiers ?

- Si ce sont les équipes qui s’engagent, que devient la liberté pédagogique individuelle de chaque enseignant ?

- S’il est question de réfléchir à des formes d’évaluation plus valorisantes et moins stressantes pour les élèves, en quoi l’évaluation par compétences serait-elle la seule option pour régler les problèmes ?

- Quelle conception du métier d’enseignant ressort de la fiche 4 : celui d’un simple exécutant de prescriptions imposées par l’institution, ou bien celui d’un concepteur de son métier, constamment en recherche de pratiques les mieux adaptées aux besoins des élèves pris en charge ?

Autant de questionnements qui nous font conseiller à nos collègues la plus grande prudence et à tout le moins l’exigence d’un vrai débat et d’un engagement volontaire au sein des équipes et de l’établissement.

Autant d’interrogations que le SNES-FSU Orléans-Tours a adressées à l’inspection et à la DAFOP. A suivre, donc...

PDF - 74.6 ko