Un mouvement frappé d’immobilisme !

jeudi 2 décembre 2010

Dans les « principes d’élaboration des règles académiques du mouvement », en première page de la note de service gérant le mouvement intra 2010, le recteur déclare que « le barème propre à notre académie a fait l’objet d’une concertation approfondie avec les organisations professionnelles présentes au sein des instances paritaires académiques ».
Nous n’avons pas la même vision du groupe de travail préparatoire, lequel a bien eu lieu, mais où nous avons vivement critiqué les nouvelles mesures proposées par le recteur. Celui-ci envisageait purement et simplement de supprimer les 50 points IUFM pour les néotitulaires, et les groupes de communes.

 

Pourquoi cette attaque ?

Ces deux éléments ont un grave défaut aux yeux du rectorat : ils permettent de nombreuses améliorations au sein d’une zone géographique ! (les utilisateurs des 50 points IUFM, valables uniquement sur le vœu 1, les faisaient jouer sur un vœu assez large, généralement un département, pour les rendre efficaces.).Ces améliorations, appelées aussi « intradépartementales », « intra-groupe de communes », voire « intra-commune », permettaient de faire muter de nombreux collègues déjà titulaires d’un poste dans la zone. Hélas ! le logiciel ne les prévoyaient pas dans la première phase d’affectations, et les informations envoyées par le rectorat aux collègues avant la tenue des instances paritaires, se sont donc souvent révélées erronées. Pour permettre « d’informer » les collègues sans tenir compte du contrôle et des éventuelles propositions d’améliorations par les représentants du personnel, le rectorat avait donc décidé de supprimer toute possibilité de modification ! Tant pis pour les collègues qui pouvaient jusque là bénéficier de ces nouvelles affectations, pourtant prévues dans la note de service (article IV, 4.13) !
Lors de la réunion de ce groupe de travail, nous avons tout fait pour faire reculer le rectorat, mais le secrétaire général n’a accordé que deux petites miettes : les 50 points IUFM seront encore utilisables cette année, mais ce sera la dernière, et les groupes de communes seront remplacés par six « communautés d’agglomération ». Le compte y est-il ? Absolument pas ! Il y avait jusqu’alors 39 groupes de communes, plusieurs dans chaque département, permettant une approche fine pour formuler ses vœux. Maintenant, si vous voulez aller ailleurs que dans le chef-lieu du département, vous n’aurez plus qu’une solution : demander les communes les unes après les autres ! Le rectorat rétorque qu’il autorise maintenant jusqu’à 30 vœux au lieu de 20, mais , par exemple, le groupe de communes « Montargis et environs », qui n’existe plus, comptait 10 communes, celui de « Tours et environs » en comptait 20 au lieu des 8 actuelles ! Quel recul pour les collègues demandeurs de mutation !

 

Plus de 300 postes bloqués pour les stagiaires !

Lors de ce Groupe de Travail, nous avons également été informés de l’application des nouvelles mesures liées aux affectations des 320 à 330 stagiaires prévus dans l’académie. Autant de postes « réservés », donc retirés du mouvement, soit au moins 220 postes en établissement et 110 sur des postes à l’année occupés jusqu’à maintenant par des TZR. Ces postes ne devront pas être en établissement difficile, mais proches des centres de formation, en privilégiant l’axe ligérien (les villes de Tours, Blois et Orléans), autrement dit les postes les plus attractifs et les plus recherchés par les collègues titulaires. Que leur restera-t-il ? Après les réaffectations des collègues en mesure de carte scolaire, les affectations des collègues bénéficiant d’une bonification au titre du handicap, il y a fort à parier qu’il ne sera possible d’obtenir que des postes en périphérie des départements ou réputés très difficiles. Quant aux nouveaux titulaires, ils seront vraisemblablement tous TZR. Peut-on alors encore parler d’un mouvement intra-académique ?
Mais, plus inquiétant encore, le rectorat entend conserver ces postes « réservés » plusieurs années de suite, afin de ne pas avoir à rechercher tous les ans des affectations pour les stagiaires. Autrement dit, les scandaleuses mesures concernant la formation des maîtres pénalisent aussi les titulaires, qui se retrouvent empêchés d’obtenir une mutation conforme à leurs vœux .

Encore une raison de participer aux actions menées par le SNES, et en particulier à la grève du 12 mars !


Brèves

Demande de temps partiel 2016-2017

dimanche 16 octobre 2016

Les formulaires de demandes de temps partiel pour l’année scolaire 2016-2017 sont à retirer auprès du secrétariat de votre chef d’établissement et à retourner entre le 16 novembre 2016 et le 26 novembre 2016.

Mouvement inter 2016

jeudi 19 novembre 2015