Sanctions, disent-ils...

lundi 10 mai 2010

Se faisant la main sur le dos du peuple grec, contraint de payer la crise, sur ordre de l’UE et du FMI, les deux gendarmes de la « zone Euro » A. Merckel et N.Sarkozy nous annoncent la triste couleur : « Renforcement de la surveillance budgétaire, avec sanctions contre les déficits publics ! » F. Fillon leur emboîte le pas : « Les dépenses de l’État seront gelées en 2011, 2012, et 2013 ! »

Pour qui seront donc les sanctions ? Pour ceux qui ont à nouveau détourné les aides publiques vers la spéculation boursière ? Pour les entreprises du CAC 40 qui ont engrangé 47 Mds d’euros en 2009, tout en supprimant des milliers d’emplois ?

Non, les seuls sanctionnés sont et seront encore les salariés, appauvris par le blocage de leurs salaires, menacés dans leurs emplois, et dépouillés de leurs acquis arrachés de haute lutte, en matière de protection sociale et d’accès aux services publics.

Les jeunes, quant à eux, voient à chaque nouvelle annonce de Luc Chatel se restreindre davantage leurs droits à une éducation de qualité, ambitieuse et démocratique : « Que les meilleurs gagnent ! » pourrait être la devise d’une politique éducative qui promeut la mise en concurrence, l’individualisation à tout-va, les logiques managériales et répressives, pour les élèves comme pour les personnels.

Dernière « cerise sur le gâteau » : la quasi suppression de toute formation professionnelle pour les futurs enseignants et CPE, stagiaires qui devront débuter à temps plein, et se former en heures supplémentaires non payées.

La campagne de refus collectif d’être tuteurs, initiée par le SNES, et désormais intersyndicale (FSU, CGT-Educ’, SUD-Education), doit nous permettre à tous de témoigner notre soutien actif à ces futurs stagiaires, et de défendre la dignité de nos métiers.

Dans le cadre d’une large intersyndicale, avec le soutien de la FCPE, nous appelons les collègues à participer nombreux aux rassemblements organisés dans les départements le mercredi 19 mai à 14h30.

Ensemble, refusons la fatalité de « sanctions » aussi injustes qu’injustifiées : l’argent existe pour rendre à notre service public d’éducation sa place de priorité nationale.

Résistons collectivement, et exigeons d’autres choix pour l’école publique !

A découvrir ci-dessous, notre dernier bulletin académique  :

PDF - 1.5 Mo
Bulletin SNES Orléans-Tours mai 2010