[Indre-et-Loire] CDEN du 30 août 2016

mardi 30 août 2016

Cet après-midi mardi 30 août 2016 avait lieu au conseil départemental de l’Indre-et-Loire le CDEN de rentrée. Les élus au titre du SNES-FSU ont lu cette déclaration à propos du second degré :

Monsieur le directeur académique
Monsieur Le Préfet
Mesdames, messieurs les membres du CDEN
Ce CDEN s’ouvre à la veille de la rentrée scolaire qui va s’effectuer suite à un été dramatique. Nous tenons à apporter tout notre soutien aux familles des victimes des attentats qui ont eu lieu cet été. Nous sommes conscients de la nécessité de sécuriser les établissements scolaires par rapport aux risques d’attentats, mais critiques quant au tournant exclusivement sécuritaire du débat et dubitatifs quant à l’efficacité des mesures prises en prévention.
Cette rentrée est aussi celle de la mise en place de la réforme du collège, réforme largement contestée tout au long de l’année par les personnels de l’Éducation Nationale et leurs organisations syndicales qui ont été totalement méprisées par Mme la Ministre de l’Éducation Nationale. Comme nous l’avons dénoncé tout au long de l’année passée, les difficultés liées à la mise en place à marche forcée de cette réforme commencent à se faire sentir alors même que les enseignants n’ont pas repris leur service. Nous avons déjà des collègues (en particulier les TZR) qui ont préparé pendant l’été des cours en fonction des EPI dans lesquels ils devaient intervenir qui viennent d’apprendre que leur travail n’a servi à rien car leur service vient de changer du fait de nouvelles contraintes dans l’établissement. La mise en place des cours concernés ne pourra être que chaotique au détriment des élèves.
Comme nous le dénoncions déjà en janvier lors des prévisions, nous déplorons encore trop de compléments de service (CS), trop de BMP, pas assez de créations de divisions et des effectifs trop chargés ce qui risque d’amener des difficultés encore plus grandes dans le contexte actuel.
Le SNES s’oppose au financement de l’initiative entreprise. Depuis quelques années, l’association « Entreprendre Pour Apprendre » a fait son entrée dans nos établissements et aujourd’hui, le MEDEF se félicite ouvertement de ce succès. Si nos dirigeants l’ont oublié, nous devons leur rappeler que nous ne dérogerons pas à nos exigences de laïcité et nous continuerons à combattre les idéologies religieuses, politiques ou économiques qui s’infiltrent insidieusement dans nos établissement, parfois sous forme d’association, comme c’est le cas avec Entreprendre Pour Apprendre. L’objectif de développement de l’esprit critique et du sens civique des élèves est en contradiction flagrante avec cette tentative de prise en main idéologique orchestrée par le MEDEF et insidieusement soutenue par un ministère qui s’éloigne des principes fondateurs de l’Éducation Nationale de la République.
S’agissant des collèges de notre département, nous regrettons que les interrogations soulevées depuis plus d’un an sur le collège Bergson soient restées lettre morte et que les personnels soient en souffrance à cause de cette situation, l’établissement est affaibli, pour mieux le fermer peut être ? Comme pour les collèges Pasteur et Paul Valery ? Nous souhaiterions aussi un bilan sur l’avancée des travaux et projets concernant les collèges de Neuillé-Pont-Pierre et Azay-le-Rideau.
Nous saluons l’effort fait sur l’alimentation locale mais cela est insuffisant et il faudrait tendre vers un maximum de nourriture biologique pour la santé de nos élèves.
Nous souhaitons aussi vous interpeller quant aux réflexions menées sur l’investissement en informatique quand PISA et de nombreuses recherches montrent l’inefficacité voire la nocivité des nouvelles technologies dans les apprentissages et les doutes qui planent quant à l’innocuité des ondes. Nous vous rappelons l’échec patent de l’expérimentation tablettes sur le département et souhaitons que soit menée une réflexion sur une manière plus efficace d’investir pour la réussite des élèves.

Concernant le collège Bergson, le conseil départemental a affirmé qu’il n’y aurait pas de fermeture étant donné que la fusion n’est matériellement pas possible.

Concernant la reconstruction du collège de Neuillé-Pont-Pierre, les travaux suivent leur cours et tout va bien a affirmé le conseil départemental. Une solution a même été trouvée afin que l’ensemble de l’établissement soit désamianté, ce qui n’était pas le cas dans le projet initial.

Concernant la reconstruction du collège d’Azay-le-Rideau, les travaux ne sont pas encore commencés mais l’étude du projet suit son cours et les travaux devraient être programmés prochainement.

Concernant l’équipement informatique des établissements, le conseil départemental a affirmé être en difficulté financière afin de maintenir le parc existant en bon état et suivre l’évolution technologique. Il n’y a pas eu de réponse concernant la réflexion sur la potentielle nocivité d’exposition des jeunes aux ondes ni sur nos interrogations sur les effets des nouvelles technologies sur l’apprentissage.