Groupe de travail sur les "adaptations disciplinaires en sciences physiques"

jeudi 24 janvier 2013

Depuis l’an dernier, de nombreux collègues TZR de Sciences-Physiques sont affectés en mathématiques tout comme les TZR de STI sont fréquemment affectés en technologie. C’est une situation inquiétante qui suscite beaucoup de colère et de frustration chez nos collègues, formés dans une discipline et contraints (dans la majorité des cas) d’en enseigner une autre. C’est aussi un problème institutionnel qui relève de la qualification des enseignants et de la didactique de la discipline.

Jeudi 17/01/2013 a eu lieu au rectorat un GT consacré aux "adaptations disciplinaires en Sciences Physiques".

Etaient présents : Mme le Recteur, le Secrétaire Général, la Directrice des Ressources Humaines, la DPE, le doyen des IPR ainsi que les 3 IPR de Sciences-Physiques ... un 1 IPR de mathématiques et, bien-sûr, les représentants des personnels.

Le Recteur signale que face aux évolutions disciplinaires, il s’agit "d’accompagner au mieux les professeurs dans l’intérêt des élèves." . Elle rappelle que les Mathématiques et les Sciences-Physiques sont deux disciplines totalement différentes et qu’on ne peut pas exiger d’un enseignant de Sciences Expérimentales d’enseigner les maths. Elle considère que ce sous-emploi est passager et que la situation peut, comme dans d’autres disciplines, rapidement s’inverser. « Ce n’est pas l’objectif du rectorat d’utiliser les profs de physique-chimie en maths » : à retenir...Dans le cadre d’une contractualisation avec le MEN, elle souhaite aller dans le sens d’une valorisation des sciences (par le biais par exemple de la Maison pour les Sciences). Elle se dit attentive au recrutement en mathématiques et travaille avec les universités de Tours et Orléans.

Le Secrétaire Général présente la situation : 854 profs dont 152 agrégés, 681 certifiés, 21 chaire supérieure
292 en collège, 451 en lycée, 109 en remplacement
Parmi les 109 TZR : 12 sont affectés à l’année dans leur discipline, 25 sont en suppléance en maths, 10 en suppléance maths-sciences en LP , 43 suppléent en physique-chimie, 10 TZR sont à la date du GT disponibles. Ces enseignants sont globalement jeunes. Consigne va être donnée aux chefs d’étblissement de limiter le recours aux HSA en Physique-Chimie et de créer des Blocs de Moyens Provisoires (pourvus par des TZR)

Comme le hors-discipline se pratique (!), une formation a été proposée. Le doyen des IPR en donne le détail : en 2011-12 35 TZR de physique-chimie enseignant les maths ont été convoqués à une formation de deux jours ; 24 ont participé à une journée au moins. La même formation a été proposée en maths-sciences. Des visites-conseils sont proposées également (7 ont été acceptées). A été mis en place un accompagnement local (par le biais d’un tuteur rémunéré). Cette formation n’a pas été reconduite en 2012-2013 car elle n’est plus nécessaire (on constate une très légère contradiction avec l’affirmation selon laquelle les affectations hors-disciplines tournent d’une année sur l’autre sur différents personnels...) mais elle peut être relancée à tout moment. Cette formation avait donné satisfaction. Les IPR des différentes disciplines se sont mis d’accord sur le processus d’évaluation aboutissant à la note pédagogique. La visite-conseil peut être transformée en inspection. La bonne volonté du collègue est valorisée…

La responsable de la DPE explique qu’elle est attentive à "faire tourner" les affectations en maths sur différents TZR d’une année à l’autre et que les collègues ont le choix de refuser. Elle évoque la possibilité d’une bonification à l’intra, sans entrer dans les détails.

Notre Analyse : si nous partageons le point de vue rectoral sur le caractère passager du phénomène d’inadéquation entre nombre d’enseignants et les besoins et la possibilité de voir s’inverser très rapidement la situation, comme cela fut par le passé le cas dans d’autres disciplines, nous considérons que le problème n’est pas la "pléthore" d’enseignants de Sciences physiques (peut-on parler de pléthore lorsque seulement 10 TZR sont disponibles en janvier pour faire face aux besoins de remplacement de toute une académie comptant 854 enseignants de la discipline ??) mais bel et bien la pénurie en maths qui "aspire" les enseignants de la discipline la moins éloignée. Nous savons que le rectorat ne se préoccupe guère du choix des personnels affectés en maths et que les pressions existent (peut-on parler de choix lorsqu’il faut choisir entre une affectation dans sa discipline à 150 km de son rattachement et une affectation en maths à 20 km ?) et nous l’avons dit. Quant à la formation "proposée", nous avons souligné le fait qu’elle n’avait pas été bien vécue, loin de là et que les collègues concernés avaient craint d’être ensuite systématiquement affectés en maths. Nous avons dit le désir, légitime et profitable à l’institution aussi, d’enseigner la discipline de recrutement. Faites-nous part de vos réactions en nous envoyant un mail


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