37 CTSD du 27 janvier 2016

mercredi 27 janvier 2016

Mercredi 27 janvier avait lieu le CTSD pour préparer la rentrée 2016.
En premier lieu les élus du SNES-FSU ont lu cette déclaration :

Janvier est la traditionnelle période des vœux. Au-delà des vœux que nous adressons aux membres de ce Comité Technique tant dans leur vie personnelle que professionnelle, la FSU souhaite que l’école publique et laïque soit une priorité nationale dans la transmission des valeurs d’égalité, de solidarité, de laïcité et qu’elle soit un outil contre tous les obscurantismes.

En préambule, nous souhaitons vous faire part des agissements inquiétants de certains chefs d’établissement qui s’évertuent, malgré nos demandes, à maintenir sur les jours de grèves, des réunions qui participent du fonctionnement démocratique des collèges.

Par ailleurs, certains conseils d’administration ont déjà eu lieu avant même la tenue de ce CTSD. Êtes-vous si peu soucieux, M le DASEN, du respect du fonctionnement des instances démocratiques de notre département ?

Alors qu’hier nous étions en grève pour contester, entre autre la réforme du collège, aujourd’hui s’engage donc la préparation de la prochaine rentrée. En collège, les personnels de l’éducation nationale expriment, à raison, les plus grandes craintes. Des commissions permanentes ont déjà eu lieu dans certains établissements (certaines bien entendu, le jour de la grève) et les collègues nous ont déjà, ici et là, fait part de leurs inquiétudes concernant les répartitions envisagées par les chefs d’établissements.

Nous avons évidemment été rassurés d’apprendre, par notre ministre, qu’aucun collège n’allait perdre d’heures (même ceux qui perdent deux classes), ce que nous n’avons, hélas pas constaté dans les documents qui nous ont été transmis (BERGSON, MONTS, MONTLOUIS, SAINT AVERTIN, DESCARTES...). Quand les collèges ne perdent pas d’heures, c’est parce que les lycées ont vu leur marge de manœuvre considérablement amputée. Doit-on s’attendre en collège à voir cette marge de manœuvre disparaître dans quelques années ?

Cette rentrée 2016 devrait être celle de la mise en place de la réforme du collège. Celle-ci est menée à marche forcée, imposée contre l’avis de la majorité des enseignants, une grande partie des parents et même de certains IPR. Cette réforme n’est qu’un empilement de prescriptions accompagnées d’une ribambelle d’effets d’annonces parfois contradictoires. Sa mise en œuvre s’annonce complexe puisque les chefs d’établissements la comprennent tous différemment ! Afin de pouvoir offrir des options importantes aux élèves qui le souhaitent, combien de chefs d’établissement ont d’ores et déjà prévu plus de 26 heures par classe, contredisant ainsi les effets d’annonce de la ministre ? Comment justifier les inégalités de traitement entre les collèges du département ?

La mise en place de l’AP est parfois disciplinaire, parfois non. Certains élèves vont voir se réduire à peau de chagrin leur horaire disciplinaire dont celui de français qui ces dernières décennies a déjà été considérablement diminué. Qui ose encore croire que n’importe qui peut enseigner le français au seul motif que c’est la langue maternelle de la majorité des enseignants ?

Certains prévoient déjà les EPI sans avoir eu la moindre formation sur ce sujet et sans savoir quels seront les personnels présents à la rentrée.
Aujourd’hui, la politique concernant les classes bilangues nous laisse entrevoir la rentrée 2016 au travers d’un épais brouillard. La seule chose claire qui en ressort est une inégalité territoriale patente. Nous constatons une fois de plus le caractère inégalitaire de cette réforme, aux antipodes de ce qu’avait annoncé notre ministre.
Il n’y a pas si longtemps vous nous affirmiez que l’inclusion des élèves en situation de handicap ainsi que les élèves de SEGPA était une priorité. Nous pouvons avoir quelques doutes quant à la sincérité de ces propos quand on note une moyenne d’environ 25 élèves dans les collèges dotés d’une ULIS et/ou une SEGPA.
Comment envisagez-vous les compléments de service ou mesures de cartes scolaires dans les disciplines qui vont payer la mise en place de la réforme par de lourdes pertes horaires ? Nous pensons en particulier à l’Allemand mais bien entendu toutes les disciplines concernées.

Au final, cette réforme est inefficace pour lutter contre les inégalités sociales et scolaires, puisqu’en augmentant l’autonomie, elle accroît les différenciations territoriales. Oui, une réforme du collège est indispensable ! Mais cette nécessaire réforme du collège, pour être efficace, nécessite une véritable consultation des partenaires sociaux.

Nous tenons également à vous interpeller une nouvelle fois sur la situation du collège Bergson, qui en plus de subir le contrecoup des rumeurs, dont on pourrait penser qu’elles sont savamment distillées ici et là à des fins politiques, va devoir à la rentrée prochaine, fonctionner avec deux divisions en moins et des effectifs pléthoriques. Votre objectif est-il d’entretenir la rumeur pour faire fuir les familles de ce collège et mieux le fermer ? Nous souhaiterions que les autorités compétentes mettent fin à toutes ces rumeurs et donnent clairement et franchement leur position quant à l’avenir de cet établissement.

L’école doit redevenir une priorité, les salaires doivent être revalorisés, la réforme du collège doit être repensée afin que l’école de la république redevienne le service public de qualité auquel élèves parents et professeurs ont droit. Y aura-t-il des avancées sur ces points ? la FSU en forme le vœu et agira en conséquence. C’est la raison pour laquelle la FSU et les personnels continueront de dénoncer et de combattre cette réforme délétère.

*Sur les 37 sections bilangues, seulement 30 seront maintenues. Selon le DASEN, c’est une proportion très satisfaisante, selon le SNES-FSU c’est moins satisfaisant car nous craignons que ce soit le début de l’extermination des sections bilangues... Nous avons demandé un bilan des sections bilangues maintenues.

*Concernant l’inclusion des élèves en situation de handicap et/ou les élèves de SEGPA, quelques heures sont allouées à cet effet. Nous avons fait remarqué que l’inclusion ne pouvait être efficace sans véritables moyens pour avoir des effectifs plus réduits.

*Concernant les rumeurs de fermeture du collège Bergson, nous n’avons pas eu de réponse sur ce sujet, le DASEN n’étant pas l’autorité décisionnaire dans ce domaine...

*Concernant le problème des chefs d’établissements qui s’évertuent à maintenir des réunions ou actions importantes les jours de grève, le DASEN nous a affirmé ne pas approuver ces agissements, c’est d’ailleurs pour cela que ce CTSD initialement prévu hier mardi 26 janvier à été déplacé à cet après-midi mercredi 27 janvier.

*Enfin nous n’avons pas participé au vote concernant la DHG de notre département refusant de cautionner la réforme du collège 2016.